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Votre enfant vous regarde… mais vous ne le voyez peut-être plus
Les neurosciences du développement parlent de « serve and return » (« sollicitation-réponse »). L'enfant adresse une invitation – un regard, un geste, un babillage – et l'adulte y répond. Ce va-et-vient permanent participe à la construction du cerveau, du langage, de la sécurité affective et de la capacité à réguler ses émotions.
Autrement dit, un enfant ne cherche pas seulement la présence physique de son parent.
Il cherche à sentir :
« Est-ce que tu me vois ?
Est-ce que
Véronique Bérard
4 août4 min de lecture


Pleurer : quand le corps dépose ce que l'esprit porte depuis trop longtemps
Les larmes ne résolvent pas tout.
Elles ne changent pas le passé.
Mais elles témoignent souvent d'un mouvement essentiel : celui d'un organisme qui cesse de lutter contre ce qu'il ressent.
En ce sens, pleurer n'est pas perdre le contrôle.
C'est parfois accepter de ne plus être en guerre contre soi-même.
Véronique Bérard
2 juin3 min de lecture


À un an, faut-il encore accourir au moindre pleur ?
Un enfant peut bouger, gémir, pleurer ou appeler entre deux cycles de sommeil, puis se rendormir seul.
Lorsqu'il se réveille et pleure, la première intention peut donc être de ne pas se précipiter : observer quelques instants, vérifier que tout va bien, puis lui laisser la possibilité de retrouver son sommeil.
À un an, il n'est généralement plus nécessaire de sortir systématiquement l'enfant de son lit, de le bercer ou de lui donner un biberon à chaque réveil. Une présence


Quand je ne peux compter que sur moi
L’hyper-autonomie peut ainsi devenir une manière de ne jamais avoir à éprouver pleinement le manque.
« Je ne demande pas, donc je ne peux pas être déçue. Je ne dépends pas, donc je ne peux pas être abandonnée. Je fais seule, donc je reste en sécurité. »


« Tu ne me désires pas assez » : et si la question n’était pas celle qu’on croit ?
Ces phrases reviennent souvent en thérapie de couple. Elles expriment une souffrance bien réelle. Se sentir désiré(e) par la personne que l’on aime touche à l’intimité, à la confiance, à l’estime de soi, au sentiment d’être choisi(e) et important(e).
Mais il peut être intéressant de distinguer deux choses :
avoir besoin d’être désiré(e)
et avoir besoin que l’autre nous fasse ressentir que nous sommes désirable, aimé(e) et important(e).
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