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« Après tout ce que j’ai fait pour toi » : Quand le don devient une dette
C’est une confusion fréquente : croire que ce que l’on a donné crée un droit émotionnel sur l’autre.
Comme si aimer quelqu’un constituait un acompte sur sa liberté.
Mais aider, soutenir, aimer ou se sacrifier pour quelqu’un ne fait jamais de cette personne une propriété affective.
Sinon, le lien cesse d’être un lien : il devient une captivité morale.
Et beaucoup d’adultes restent prisonniers non d’un partenaire, mais d’une culpabilité profondément infantile.
Véronique Bérard
27 mai4 min de lecture


« Nous n’étions pas plus forts : nous étions simplement habitués à la dureté. »
une génération entraînée très tôt à encaisser, à se dissocier émotionnellement, à banaliser certaines formes de violence psychologique ou hiérarchique devient aussi une génération potentiellement plus tolérante à ces fonctionnements une fois adulte.
Comme si nous avions parfois appris à considérer comme « normales » des attitudes qui, objectivement, ne le sont pas.
Véronique Bérard
16 mai4 min de lecture


Avant de faire l’amour, réapprenez à vous toucher. Le rituel du “peau à peau” : Réhabiliter le contact pour restaurer le lien
Dans la vie d’un couple, il arrive que le lien physique s’appauvrisse, se raréfie, ou devienne chargé d’attentes, de tensions ou d’incompréhensions.
Le rituel du “peau à peau” est un exercice simple, mais profondément transformateur, que je propose aux couples que j’accompagne car j’aime à dire que :
“La peau se souvient de ce que le couple a oublié”
Véronique Bérard
28 mars2 min de lecture


Quand je ne peux compter que sur moi
L’hyper-autonomie peut ainsi devenir une manière de ne jamais avoir à éprouver pleinement le manque.
« Je ne demande pas, donc je ne peux pas être déçue. Je ne dépends pas, donc je ne peux pas être abandonnée. Je fais seule, donc je reste en sécurité. »


« Tu ne me désires pas assez » : et si la question n’était pas celle qu’on croit ?
Ces phrases reviennent souvent en thérapie de couple. Elles expriment une souffrance bien réelle. Se sentir désiré(e) par la personne que l’on aime touche à l’intimité, à la confiance, à l’estime de soi, au sentiment d’être choisi(e) et important(e).
Mais il peut être intéressant de distinguer deux choses :
avoir besoin d’être désiré(e)
et avoir besoin que l’autre nous fasse ressentir que nous sommes désirable, aimé(e) et important(e).


La prochaine fois que tout le monde est d’accord sur quelqu’un… méfiez-vous.
Une remarque nous irrite. Une attitude nous bouscule. Quelqu'un réveille en nous un sentiment d'injustice, de rejet, d'impuissance, de rivalité ou de manque de reconnaissance.
Et quand une personne nous met en contact avec quelque chose de douloureux, il est souvent plus confortable de penser :
« C'est lui qui me met dans cet état. »
plutôt que :
« Qu'est-ce que cette situation vient toucher en moi ? »
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