Arrêtez d'aller chez le boucher pour vous faire les ongles.
- il y a 7 jours
- 2 min de lecture

Vous rêvez d'une magnifique manucure.
Alors, chaque mois, vous prenez rendez-vous… chez votre boucher.
Vous ressortez forcément déçu.
Pourtant, le mois suivant, vous y retournez… en espérant qu'il soit soudain devenu prothésiste ongulaire.
Ridicule ?
Et pourtant…
C'est exactement ce que beaucoup d'entre nous font dans nos relations.
Nous demandons parfois à certaines personnes ce qu'elles n'ont tout simplement pas la capacité de nous offrir : de l'amour, de la reconnaissance, du réconfort ou simplement de la présence.
Le problème n'est pas que votre boucher soit mauvais. Le problème, c'est que vous continuez à lui demander ce qu'il ne pourra jamais vous donner.
Imaginez maintenant un casino.
Dix machines à sous.
Neuf fonctionnent.
Une est définitivement en panne.
Et pourtant, chaque jour, vous glissez votre pièce dans la seule qui ne marche pas.
Vous espérez qu'aujourd'hui sera différent. Qu'enfin quelque chose tombe.
En psychologie, on parle de répétition de scénario.
Lorsqu'une vieille croyance s'est installée — « je ne suis pas assez », « je finirai toujours par être rejeté » — notre cerveau cherche inconsciemment à la confirmer. Sans le savoir, nous construisons des situations qui viennent lui donner raison.
Nous ne choisissons donc pas seulement des personnes indisponibles.
Nous choisissons, sans en avoir conscience, des personnes qui viennent confirmer la vieille histoire que nous nous racontons déjà sur nous-mêmes.
Et tant que cette croyance n'est pas interrogée, nous risquons de changer de partenaire, d'amis, de travail… voire de ville… tout en rejouant le même scénario.
Il y a un autre piège.
Nous vivons dans une société de l'immédiat.
Une pièce.
Un jackpot.
Alors nous finissons parfois par attendre d'une personne qu'elle apaise, d'un seul coup, des blessures construites depuis des années.
Pourtant, ce qui nous répare ne tombe pas d'une machine.
Cela se cultive.
Un choix après l'autre.
Chaque fois que nous choisissons une personne capable de nous rencontrer.
Chaque fois que nous choisissons de poser une limite.
Chaque fois que nous choisissons aussi de prendre soin de nous.
Et si, au lieu de remettre une énième pièce dans une machine en panne, vous l'investissiez aujourd'hui dans un café, une balade, une manucure, un massage, un livre… ou simplement une heure pour vous ?
Le plus troublant, c'est que, sans le savoir, nous ne faisons pas que nourrir notre blessure.
Nous nous empêchons aussi de vivre l'expérience qui pourrait enfin la transformer.
Le problème n'est pas que vous donniez trop. Le problème, c'est que vous continuez à alimenter des machines qui ne distribueront jamais ce dont vous avez besoin.
Tant que vous jouerez sur ces machines-là, vous ne pourrez jamais découvrir ce que cela fait… de recevoir.
Le véritable jackpot n'est peut-être pas de trouver la bonne machine.
C'est de sortir enfin du casino.
Et vous… dans quelle machine continuez-vous à mettre vos pièces ?
Ou, autrement dit… à quel boucher continuez-vous de confier vos ongles ?




Commentaires